Cup cakes

25 janvier 2010

De retour d’Asie, nous avons fait escale à Londres, comme à l’aller. Ne sachant plus bien quel jour ni quelle heure il était, tétanisés par le froid, nous nous sommes retrouvés à errer dans la gare de St Pancras à la recherche de quelquechose à grignoter. Heureusement, Lulu ma copine de Londres nous avait indiqué où trouver « les meilleurs cupcakes » (elle a toujours de bonnes adresses). Nous voici chez Peyton and Byrne, chaîne de « bakery » (boulangerie) très anglaise. En vitrine, les cupcakes sont en effet ravissants (ce qui représente 80% de ce qui leur est demandé). On opte pour celui que l’on trouve le plus joli, et qui s’avère avoir un glaçage au citron avec des petits copeaux de noix de coco. Le gâteau est bon, moelleux, et le glaçage riche, riche! C’est le genre de truc qui donne mal à la gorge tellement c’est sucré, vous voyez? Mais ça ne fait rien, chaque bouchée est un retour en enfance, à l’époque où « raisonnable » n’était pas un critère pour choisir un dessert. Requinqués, repus de sucre et de beurre, nous avons pu rassembler nos dernières miettes d’énergie pour refaire nos sacs vidés par les services de sécurité de l’Eurostar, monter dans le train … et en route pour Paris!

Back from Asia, we stopped over for a few hours in London, as we had on our way to the East. Not really knowing anymore which day or what time it was, freezing cold, we found ourselves roaming around St Pancras station desperately looking for something to eat. Luckily, my friend Lulu from London had told us where to find « the best cupcakes » (she always has useful tips). That is how we landed at the very English Peyton and Byrne shop. In the window, the cupcakes look indeed beautiful (isn’t that exactly what is expected of them?). We picked the one we found the cutest, which was with lemon icing and coconut chips. The cake is delicious, soft, and the icing oh so rich! It is the kind of thing that is so sweet it makes your throat ache, you know? But it doesn’t matter, each bite makes you go back to your childhood, to the time when « reasonable » wasn’t a valid criteria to choose a dessert. Pepped up, filled with butter and sugar, we managed to gather our last shreds of energy to re-pack our bags ransacked by the Eurostar security service, hop on to the train and … en route pour Paris!

Il faut que vous parle des rotis. Bon bien sûr, on pourrait faire plein de jeux de mots, mais soyons sérieux juste une minute. Les rotis canai (prononcer « tchanaï ») sont LA révélation culinaire de ce début d’année (roulement de tambour). On s’est pratiquement nourris de ça tout le temps que nous avons passé à Borneo, côté Malaisie. Ce n’est pas de la haute cuisine, c’est la cuisine simple du quotidien, notre préférée. Le roti serait originaire d’Inde. Ca se présente sous la forme d’une crêpe qui peut être fourrée d’un oeuf battu (roti telur), accompagnée d’une ou deux coupelles de sauce au curry. Ou soit on verse de la sauce sur le roti, ou on trempe des morceaux de roti dans la sauce. Dans tous les cas, on se régale. Pourquoi est-ce si bon? Peut-être parce que comme beaucoup d’autres repas populaires d’Asie, le roti est fait et servi en quelques minutes, parce que la sauce au curry est partout un peu différente, et qu’il y a toujours une part de découverte, parce que la crêpe a une texture douce, légère et réconfortante, et qu’on peut la manger à la main! Et aussi parce que quand j’ai pris ces photos, le cuisinier était si fier qu’on s’intéresse à son travail, que ça nous a donné envie d’en commander une dernière « pour la route ».Alors, que pensez vous de cet article? bien ficelé, non? hehe

Back in business

12 janvier 2010

Bonjour à tous et bonne année!

Je sors enfin de mon hibernation de fin/début d’année et vous présente toutes mes excuses pour ce long silence bloggeux (ou bloggesque? Peu importe, vous savez de quoi je parle). Mais cette longue pause n’était en fait qu’une prise d’élan, quelques pas en arrière pour de repartir de plus belle vers de nouvelles aventures culinaires. Certains d’entre vous le savent déjà, mais voilà quelques semaines que V et moi sommes rentrés en France de notre périple asiatique, et que nous tentons de résister à la mélancolie et à la nostalgie des horizons lointains. Le froid et la neige nous rappellent vite au temps présent et nous pressent de penser à la suite.

Avant de parler de soupes, fondues, blanquettes et autres plats à présent indispensables à notre survie, je ne résiste pas cependant à un petit vent de nostalgie et souhaite vous présenter quelques derniers épisodes de nos découvertes culinaires asiatiques. Je souhaite qu’ils vous feront rêver autant qu’ils me font rêver aussi maintenant, de chaleur et de soleil!

Nous voici à Sandakan, dans la partie malaisienne de l’île de Borneo. Sandakan est connue pour la réserve d’orang-outang toute proche. A part ça, à vrai dire pas grand chose. Imaginez donc notre surprise quand nous sommes tombés sur le English Tea House sur une colline surplombant la ville! Ambiance anglaise à souhait, avec scones, confiture de fraises, thé Earl Grey, et même un terrain de croquet!

Juste pour vous situer, voici une photo du centre ville de Sandakan, et une vue du marché de nuit (stand de chaussures en haut à droite de la photo). Vous comprenez le contraste?