Cabaret

25 février 2010

Il n’y a pas si longtemps, mes amis Hortense et Antoine ont donné un diner somptueux. Imaginez: vingt personnes assises déguisées en danseuses, commissaires, gangsters, dans un décor drapé de velours rouge, des plumes dans des cadres anciens, le tout éclairé à la bougie. Au menu: gigot de sept heures, confit et délicieusement fondant, et trio de purées (pommes de terre, carottes, brocoli).

Not long ago, my friends Hortense and Antoine organised a fabulous dinner. Just imagine: twenty people, all disguised as dancers and gangsters, in a setting draped in red velvet, feathers in ancient frames, in a soft candlelight. The menu: seven hour lamb leg (yes, indeed, it is cooked for seven whole hours!), deliciously soft and purée trio (potatoes, carrots, brocoli).

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer une photo d’Antoine, notre maître de cérémonie. Il s’était laissé pousser les favoris pour l’occasion. Spectaculaire.

I do not resist to the temptation of showing you a picture of our master of ceremonies Antoine. He had let his sideburns grow for the occasion. Spectacular.

Keep it simple…

22 février 2010

Tomate, feta, huile d’olive, sel et thym.

Tomato, feta cheese, olive oil, salt and thyme.

Buon appetito!

15 février 2010

Voici quelques photos d’un repas chez des amis italiens. Le thème? La tomate en hiver. Rassurez-vous, les tomates ne viennent pas d’Équateur ou d’Afrique du Sud, elles proviennent du jardin familial en Italie, et sont mises en conserve pour toute l’année. Mamma mia, comme nous nous sommes régalés!

Here are a few pictures of a meal I had at an Italian friend’s house. The theme was Winter tomato. Don’t worry, the tomatoes didn’t come come Ecuador ou South Africa, they come from the family garden in Italy and are preserved for the whole year. Mamma mia, wht a meal!

Pain grillé frotté à l’ail, tomate, huile d’olive, et roquette

Toasted bread rubbed with garlic, tomato, olive oil, and rocket

La pasta bien sûr!

Pasta of course!

Fromage Pecorino

Pecorino cheese

Des babas au Limoncello, tout petits et tout délicieux!

Limoncello babas, so small and so delicious!

Happy Valentine’s day!

14 février 2010

McPub

11 février 2010

L’un de vous a-t-il déjà vu cette pub?

J’ai cru au début que le parmesan s’était offert une campagne de pub (comme le cantal il n’y a pas si longtemps): musique stylée, images léchées, et puis déception! Il s’agit en fait d’une pub McDo. Dommage, et puis tant mieux pour le parmesan.

Has anyone seen this ad? I thaught at first that parmigiano cheese had invested in an ad campaign (like the cantal cheese not so long ago): cool music, stylish picture, then what a disappointment! It was in fact a McDonald’s ad. Too bad, and well, good for parmigiano cheese.

A la recherche du terroir

8 février 2010

Parmi les sujets qui m’intéressent se trouve le terroir. C’est un mot qui me parait très concret, puisqu’il cela se rapproche de la terre, mais je n’arrivais pas réellement à en saisir le sens profond. Et puis deux conversations que j’ai eues récemment m’ont un peu éclairée sur le sujet. Tout d’abord, il y a quelques semaines, j’ai rencontré un producteur de fromages de Pontarlier, patron d’une fromagerie de grande taille (100 salariés). Ils sont spécialisés dans les fromages AOC de leur région (Mont-d’Or, Comté, Morbier). Il m’a parlé avec passion de son travail, et m’a dit quelquechose qui m’a marquée: les productions de fromage et de vin sont très proches . Je n’ai pas compris tout de suite, mais vous allez vite comprendre, j’y reviendrai.

Puis nous avons discuté des AOC, et de leur sens. Tout simplement, on ne peut faire un certain fromage que dans une zone très limitée, parce que les conditions sont extrêmement spécifiques d’un lieu à un autre. Et ce n’est pas par hasard que l’on trouve le meilleur beurre en Bretagne, et que le comté n’est fabriqué qu’en Franche-Comté. Ce n’est pas seulement parce que l’on n’a pas le droit d’appeler « comté » un fromage fabriqué autrepart, mais surtout parce qu’il sera impossible de fabriquer un comté qui ressemble à un comté dans un « terroir » autre. Le terroir regroupe le climat, la nature de la terre, la faune et la flore d’un lieu. Le climat de Franche-Comté donne un certaine herbe qui pousse sur une certaine terre et qui, mangée par certaines vaches donnera un lait particulier qui sera le seul qui peut être utilisé pour un certain fromage. De la même manière, une vache heureuse ne donne pas le même lait qu’une vache malheureuse. Je connaissais la théorie de tout ça, mais en vérité je ne croyais qu’à moitié que le résultat était vraiment sensible (je ne parle que des aliments transformés, pas des matières premières, où la notion de terroir est évidente au goût). J’ai toujours l’impression qu’il est possible de corriger les goûts, et que l’industrie agro-alimentaire est extrêmement hi-tech. J’ai pu le vérifier peu de temps après.

Je suis allée la semaine dernière à Angers au salon des vins de Loire. Je ne connais pas grand chose au vin, et c’était donc une bonne opportunité pour moi de découvrir cet univers si particulier. J’ai longuement parlé avec un producteur de Vouvray. Il m’a raconté la visite de vignerons espagnols dans son vignoble qui voulaient savoir comment il procédait. Il leur avait donc tout expliqué dans le détail, et puis les avait assuré qu’ils pouvaient noter tout ce qu’ils voulaient, mais il était strictement impossible qu’ils parviennent à reproduire la même vin chez eux. « Comment? Vous ne nous avez pas tout dit alors! » Mais si, mais ça ne change rien. Il n’y a pas de secret de fabrication, simplement un ingrédient qu’ils ne pourront jamais avoir: ce fameux terroir. Les producteurs de Vouvray ont la Loire qui passe le long de leurs vignes, un certain climat, une terre. D’où l’absence d’inquiétude du producteur de Vouvray par rapport à la copie.

Et puis est venue l’heure de la vérification pratique. Sur le stand d’un autre producteur, de Sancerre, j’ai pu goûter deux vins du même domaine, fabriqués par les mêmes personnes, du même cépage, et de la même année,  donc du même climat mais dont les vignes avaient poussé sur deux parcelles de terre de natures différentes. Oui oui, j’ai utilisé la technique des pros qui m’entouraient: d’abord sentir, puis faire circuler le vin dans la bouche, aspirer de l’air, et puis… le recracher (je n’ai pas osé au début et j’ai avalé quelques gorgées, et puis j’ai vite compris que si je continuais comme ça j’allais finir ronde comme une queue de pelle, j’ai donc commencé à recracher). Et là, même moi qui suis une totale novice, j’ai réellement senti la différence de goût entre les deux vins. Goûtés séparément, les deux vins m’auraient sûrement paru identiques, mais goûtés en même temps, la différence était flagrante. Alors on peut donner des noms savants à ces goûts: minéral, fruité, belle acidité, mais pour moi la vérité est que deux terres différentes donnent deux vins différents. Et les mots de ce producteur de fromages me sont revenus et j’ai alors compris.

Le terroir, cette notion un peu abstraite, est si réelle. Ça vous parait peut-être évident à vous? Moi j’ai eu besoin de goûter avant de croire.

Let’s celebrate!

3 février 2010

Qu’y a-t-il de mieux que le foie gras maison fait par ma mère pour fêter mon anniversaire? euh, rien je crois!

What is the best thing I could ask for to celebrate my birthday? My mother’s home-made foie gras, of course!