Macarons…

28 avril 2011

Bonjour!

je vous ai manqué? Parce que vous oui, beaucoup! 

Je ne sais pas si vous lisez d’autres blogs culinaires, mais si il est une recette que toute blogueuse digne de ce nom se doit d’avoir essayé au moins une fois, et d’en avoir parlé sur son blog, c’est les macarons. Moi, je suis plutôt du genre à penser que les macarons, comme la glace, les croissants, ou la pâte feuilletée, il vaut mieux les acheter tout fait. Je préfère toujours quelquechose fait maison mais certaines recettes sont trop longues à faire, nécessitent trop de matériel, ou d’autres sont carrément trop difficiles à réaliser. Et il me semblait que les macarons rentrent dans ces trois catégories la fois.

Mais voilà, justement ma soeur (oui, celle qui faisait ses yaourts elle-même) m’a offert il y a quelques mois une boite de mélange industriel pour macarons tout fait, arguant justement que pour le temps passé et les complications, il valait mieux finalement ajouter deux oeufs à une poudre que passer 5 heures dans sa cuisine pour strictement le même résultat (oui, elle a remisé sa yaourtière à la cave et achète maintenant ses yaourts au supermarché comme une personne civilisée).

Et voilà qu’il y a trois mois, à l’occasion d’un pot avec quelques personnes forts sympathiques, j’ai décidé de confectionner des macarons au chocolat avec le mélange tout fait. Eh bien je dois vous dire que comme promis sur l’emballage, c’est très facile, et plutôt bon! Cette histoire pourrait s’arrêter ici et tout irait bien, je serais la seule blogueuse de France à écrire un article sur des macarons lyophilisés. Mais voilà, j’ai eu tellement de compliments sur ces macarons, que figurez-vous que je n’ai même pas eu le courage de dire d’où il venaient! La honte.

-« Quel talent! Il sont vraiment délicieux ces macarons! »

-« Incroyable! mais donc t’as tamisé toute la farine? »

-« Wow! Mais c’est pas hyper dur à faire les macarons? »

Imaginez la déception de tout le monde si j’avais annoncé qu’il viennent du supermarché, que je les avais faits le matin même, non pas en me levant à l’aube, mais parce que ça m’a pris 1/4 d’heure!! Pas possible. J’ai donc hoché la tête, rougissant quand on me complimentait (de gêne, bien sur, pas de modestie), et remercié tout le monde. Rentrée chez moi, je me suis donc retrouvée confrontée à cette obligation: Pour ne pas être d’une traîtrise totale, il fallait que j’apprenne à faire des macarons maison, et que j’y parvienne!  Mon mensonge serait moins grave, puisque j’aurais pu faire ces satanés macarons si j’avais voulu, voyez la logique?

Je me suis donc attelée à la tâche, jurant de ne pas sortir de ma cuisine tant que je ne serait pas parvenue à un résultat satisfaisant. Eh bien figurez-vous que j’y suis arrivez du premier coup! Avec une recette Marmiton! Je comprends maintenant que le plus grand exploit de cette recette n’est pas technique, mais tout simplement d’avoir 4 heures devant soi sans rien de prévu et assez place dans sa cuisine pour étaler l’équivalent de 3 mètres carrés de papier sulfurisé. Inutile de dire que le meilleur endroit pour étaler tout ce bazar est sur le sol. Donc pas de chat qui se promène, pas d’enfants, pas d’homme dans les parages qui voudrait traverser la cuisine pour attraper une bière dans le frigo. Enfin, tout ça pour dire que le mythe des macarons difficiles à faire, c’est du flan, c’est juste, disons,… enquiquinant.

Tiens tiens, on dirait que je suis devenue une vraie blogueuse culinaire, non?

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de partager une recette avec vous. Et une vraie, en plus! Avec des quantités précises, des temps de cuisson, et tout. Elle m’a été transmise par un ami anglais, Andy, et est archi-simple et  inratable. A vrai dire, Andy m’a donné le recette pour des fondants au chocolats à manger dans des ramequins. J’ai laissé cuire quelques minutes de plus dans des moules en silicone, et ça m’a donné des muffins, comme par magie! Voici la recette en images:

Faire fondre 100 g de chocolat avec 100 g de beurre. Battre 2 œufs et 100 g de sucre pendant quelques minutes. Ajouter le beurre et le chocolat fondu et battre l’ensemble. Ajouter 20 g de farine, mélanger. Verser le mélange dans des petits moules, et puis hop, au four! J’ai laissé les miens un quart d’heure à 210°C et ils étaient parfaits. Comme je les préfère, avec du fromage blanc! Avouez que c’est trop simple pour ne pas essayer, non?

Même si l’on aime cuisiner, et qu’on préfère tout ce qui est fait maison, certains plats ou friandises sont généralement achetés parce que trop compliqués à faire chez soi, trop longs, ou nécessitant un matériel encombrant. Et même s’il est à la mode de faire son propre pain ou ses yaourts, il faut bien se rendre à l’évidence: il y a certaines choses que l’on achète tout fait, et puis c’est tout. On peut penser aux brioches et aux croissants bien-sûr, aux calissons (hum mauvais exemple, je connais une championne qui en confectionne chaque année)(je sais c’est dingue, je connais même des fous furieux qui fabriquent leur propre crème de marrons!)(et c’est la meilleure que j’aie jamais mangée), au Nutella, et puis bien sûr toutes les confiseries. Et pourtant, au détour d’une expérimentation sur la cuisine moléculaire (dont je vous parlerai un autre jour, ah lala vaste sujet), je suis tombée sur une recette de guimauve. Quoi? mais la guimauve c’est quelquechose de mystérieux, qu’on ne trouve qu’à la fête foraine, comme la barbe à papa! C’est d’ailleurs parfois POUR la guimauve que je qu’on va à la fête foraine. Et voilà qu’il existe une recette pour la faire à la maison, et toute simple, en plus! Voici, sous forme d’un hommage aux After Eight de mon enfance, de la guimauve à la menthe enrobée de chocolat noir.

Faire chauffer du jus de martien. Y ajouter de fines lamelles de méduse. Mélanger le tout à un nuage. D’accord, d’accord, j’ai fait une blaaague (comme diraient mes neveux, ces monstres). Bon, le résultat est moelleux et savoureux à souhait, bien que très sucré (prévoir un verre d’eau à proximité). Un peu fastidieux car très gluant, mais quelle satisfaction quand enfin j’ai pu goûter ces gros cubes mous, réconfortants comme un chocolat chaud ou un oreiller.

Even when you like cooking and you believe that all that is home-made is better, certain dishes or sweets are generally bought because too complicated to make at home, too time-consuming or their fabrication requires extravagant equipment. And it even if may be considered fashionable too bake your own bread or make your own yogurts, one must accept this reality: there are things that one buys ready-made, and that’s that. I think of brioche and croissants, of course, of calissons (hmm, bad example, I happen to know someone who makes some every year)(I know, it’s crazy, I even know people who make their own crème de marron (chestnut cream)!)(and it’s the best I have ever tasted), of Nutella, and of course all sweets. However, experimenting molecular cuisine (of wich I will speak some other day, oh lala broad topic!), I came across a recipe for marshmallows. In France, marshmallow is some thing that appears as rather mysterious, that is found only in carnivals, like candyfloss! It is even sometimes FOR marshmallow (guimauve in French) that I go some people go to carnivals. And here I find a recipe for home-made marshmallow, and simple at that! I give you, as a tribute to my childhood After Eights, mint marshmallow with dark chocolate coating.

Heat up the juice of an alien. Add thin slices of jellyfish. Mix with a cloud. Ok, ok, I’m kiiiiidding (as my nephews say, the monsters). Well the result is as soft and tasty and I could wish, though very sweet (prepare a glass of water nearby). A little bit tedious as very sticky, but what a satisfaction whenn at last I was able to taste these fat soft cubes, comforting like hot chocolate or a pillow.

Faire chauffer 300 grammes de sucre avec un peu de sirop de son choix.

Heat up 300 grams of sugar with your choice of sirup.Y ajouter 7 feuilles de gélatine préalablement ramollie dans l’eau froide.

Add 7 sheets of gelatine.Mélanger le tout à deux blancs d’oeuf battus en neige. Continuer à fouetter vigoureusement pendant 5 minutes (ça devient très sportif à mesure que la gélatine fige l’ensemble).

Mix sirup and gelatine to  two stiffly beaten eggwhites. Continue whipping vigorously for another five minutes (it becomes tough as the gelatine starts to thicken the mix).

Verser dans un moule rectangulaire (moule à cake pour moi). Laisser au frigo environ deux heures.

Pour in a rectangular dish and store in fridge for about two hours.Tenter et parvenir par tous les moyens à démouler la guimauve ainsi obtenue. (Menacer de jeter la guimauve à la poubelle ne marche pas, elle n’a peur de rien!) J’ai utilisé une spatule fine en plastique et ai raclé méthodiquement toutes les surfaces.

Try to find a way to turn out the marshmallow. (Threatening to throw the marshmallow away does not work, the marshmallow knows no fear!) I personally used a thin plastic spatula and methodically scraped all sides.Couper la guimauve en gros cubes et tapisser tous les côtés de sucre glace pour une meilleure manipulation.

Cut the marshmallow in large cubes and cover all surfaces with icing sugar for an easy manipulation.Napper les guimauves avec du chocolat noir fondu si vous le souhaitez. Utillisez un pinceau de cuisine, et savourez!

You may ice the cubes with melted chocolate if you wish. Use  a kitchen brush, and enjoy!

Coconut pudding

25 novembre 2009

Voici un dessert parait-il unique à Malacca, et peut-être même en Malaisie. Nous l’avons dégusté au restaurant Dragon Ball à Malacca. Il s’agit d’un dessert à la noix de coco, mi-crème, mi-gelée, très frais, léger, et à la saveur douce.

Il faut, pour le confectionner, faire chauffer et mélanger du lait de coco, de la crème de noix de coco, de l’agar-agar (algue puissamment gélifiante utilisée notamment dans la cuisine moléculaire), et de l’essence de feuilles de pandan. Laisser refroidir puis laisser reposer au frigo.  Les proportions et temps de cuisson seront à essayer à la maison.

Essayez et racontez-nous dans les commentaires!

Here is a dessert supposedly unique in Malacca, and even in Malaysia. We had it at Dragon Ball restaurant in Malacca. It is a coconut pudding/jelly, very fresh, light, and with a soft taste.

To make it, you need to mix and warm up coconut milk, coconut cream, agar-agar (a very powerful jelly-making algae, used in molecular cuisine), and pandan leaf essence. Lay to cool, and store in the fridge. The proportions and cooking times are to be tested at home.

Please try it and tell us how it went in the comments!

Som Tam

9 octobre 2009

J’ai trouve et goute la version thailandaise de la salade de papaye!! Elle est tres differente de celle qu’on trouve dans « L’odeur de la Papaye Verte ». Elle s’appelle ici Som Tam.

I have found and tasted the thai version of papaya salad!! It is very different to one seen in « The Scent of Green Papaya ». Here it is called Som Tam.

DSC_0453On commence par ecraser quelques gousses d’ail (toutes petites gousses d’ail) et un peu de piment rouge dans un mortier.

We start by crushing a few cloves of garlic (tiny cloves) and a little bit of red chili in a mortar.

DSC_0468

On y ajoute ensuite des morceaux de tomate et des morceaux de haricots.

We then add a few pieces of tomato and green beans.

DSC_0471On coupe ensuite un tiers de citron vert en petits morceaux qu’on ajoute dans le mortier, et on presse deux citrons verts au dessus du mortier pour en recueillir le jus.

Then we cut about a third of a lime in tiny pieces that we add in the mortar, and we press two limes above the mortar for their juice.

DSC_0474On ajoute ensuite quelques crevettes sechees, quelques cacahuetes …

We then add a few dried prawns, a few peanuts …

DSC_0475… et une cuilleree de sucre de palme.

… and a spoonful of palm sugar.

DSC_0477On melange fermement l’ensemble (tout se passe avec un mortier, un pilon, et une grande cuillere), puis on ajoute la papaye rapee (elle l’etait deja, je n’ai malheureusement pas vu comment on la rape).

We mix firmly (everything happens with a mortar, a pestle, and a big spoon), then we add the shredded papaya (it was already shredded, I unfortunately didn’t see how it was done).

DSC_0481Et on melange de nouveau.

Mix again.

DSC_1188C’est pret!! (et c’est delicieux)

It is ready!! (and delicious)

PS: Je tiens a m’excuser pour l’absence d’accent dans ce post et dans d’autres a venir. Je sais que c’est desagreable a lire, mais les acces internet ne se font souvent que sur des ordinateurs thais.

Ao Wai seafood cake

1 octobre 2009

Bonjour! ça faisait longtemps, je sais. Et j’ai une vraie et bonne excuse: j’ai passé les cinq derniers jours sur une plage somnolente et paradisiaque sans internet! oh le calvaire! Nous nous sommes rendus sur l’île de Koh Samet, à quelques heures de bus puis quelques minutes de bateau de Bangkok, et nous sommes arrêtés sur la plage d’Ao Wai, une des plus tranquilles de l’île. Je vous promets des photos de paysages très bientôt, mais en attendant, je voudrais vous faire part de quelquechose qui m’a beaucoup intéressée, ravie et même émue.

Après moult négociations, on m’a laissee entrer dans la cuisine de l’hôtel où nous étions pour suivre la préparation d’un plat que j’avais goûté la veille et adoré: « seafood cake with curry and coconut milk » autrement dit « gâteau de fruits de mer avec curry et lait de coco ». J’avais très peur de déranger, et puis quand je suis entrée dans la cuisine à la fin du service (vers 13h. Les thaïlandais déjeunent tôt!), je me suis aperçue que le chef et son assistant avaient préparé tous les ingrédients dans des petits bols disposés pour que je puisse les prendre en photo! Ensuite, presque sans parler, le chef s’est mis à la tâche, et en une dizaine de minutes, le plat était prêt. C’était la première fois que je prenais des photos de quelqu’un, premièrement dont c’était le métier de cuisiner, et deuxièmement qui n’était ni une amie, ni quelqu’un à qui je pouvais demander de ralentir pour une photo. C’était très excitant d’agir dans le vif de l’action, tout en suivant ce qui se passe. Et qu’en quelques minutes, une des meilleures choses que j’aie goûtées prenne forme comme ça, ça en devenait carrément émouvant!

Je n’ai pas les quantités exactes pour la recettes, à évaluer par rapport aux photos, et à tester!

DSC_0562 bis

Ingrédients :

-fruits de mer (moules, calamar, poisson)

-deux œufs

-huile pimentée

-quelques feuilles de chou chinois (dans le bol jaune du haut)

-piment vert ciselé (bol en inox)

-lait de coco

-lait concentré

-sucre

-poivre

-pâte de curry rouge thaï

-sauce de poisson

-feuilles de basilic thaï

DSC_0561La pâte de curry rouge thaï. Une belle dose pour une personne, non?DSC_0559Mélanger les œufs, l’huile épicée et le lait concentré, battre légèrement.DSC_0570

Pocher les fruits de mer quelques minutes dans de l’eau bouillante, réserver.

Faire chauffer un peu d’huile dans le wok, ajouter la pâte de curry et un peu de lait de coco. Remuer un peu.

DSC_0577

Ajouter les fruits de mer, puis ajouter le mélange œufs, huile, lait concentré, puis du sucre, du poivre, et un peu de sauce de poisson.DSC_0579Ajouter le chou, faire revenir légèrement.DSC_0580Ajouter enfin quelques feuilles de basilic thaï qu’on fait revenir quelques secondes seulement.DSC_0554 bisTapisser un bol d’une feuille de papier alu…DSC_0585… et verser le tout dedans!DSC_0588DSC_0590On replie les côtés … DSC_0596… on demoule dans une assiette, on incise le haut d’une croix avec un couteau bien aiguise, et voilà !DSC_0599Il ne reste plus qu’à rajouter un tout petit peu de piment rouge finement hâché, et du lait de coco légèrement tiédi.

DSC_0610DSC_0611DSC_0618 terMerci infiniment a l’equipe du Samet Ville Resort pour leur gentillesse et leur excellente cuisine!

donc, j’ai pensé à du poulet au vin blanc. (En vrai, je voulais faire des lasagnes, mais j’ai déjà déménagé mon plat à gratin). Ce n’est pas très estival comme plat, mais ça peut être une idée pour l’automne. C’est le genre de recettes pour lesquelles il suffit juste d’avoir un peu de temps tellement elles sont faciles. Plus ça cuira longtemps, meilleur c’est, et je trouve même que c’est meilleur réchauffé, donc si on a le temps, on peut interrompre la cuisson et puis reprendre!

J’ai d’abord fait saisir les cuisses de poulet dans une cocotte en fonte avec un peu d’huile (j’ai pris des label rouge. Depuis We Feed The World, je ne peux plus acheter de poulet premier prix. Cliquez ici vous comprendrez). Réservez les cuisses dans une assiette.

DSC_0099On fait ensuite revenir quelques légumes: petits oignons, une carotte, quelques champignons, et puis un poireau. On les fait revenir dans la cocotte qui a servi au poulet, comme ça toutes les bonnes choses un peu grillées restent au même endroit!

DSC_0091Quand les légumes sont un peu dorés, ajouter un peu de vin blanc, gratter les sucs au fond de la cocotte, puis remettre le poulet. On peut à ce moment-là rajouter un peu de bouillon de volaille.

DSC_0100J’ai ensuite laissé cuire assez longtemps, disons, 45 minutes (« quelqu’un » était en retard pour le diner), en rajoutant à mi-parcours pas mal de crème liquide. Servi avec quelques pois gourmands pour la fraicheur et la couleur, et du riz… et un plat réconfortant, un! Mission accomplie!

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